Soucieux d’assurer l’efficacité de son action, ASEL a choisi de cibler ses interventions dans une région particulièrement déshéritée du Liban : la Békaa Nord.
Ce choix s’appuie sur les conclusions d’études menées récemment, notamment par le Programme des Nations Unies pour le Développement (voir la carte des conditions de vie au Liban), mais aussi sur un réseau de relations personnelles tissé par les fondateurs d’ASEL pendant la guerre civile.
La Békaa est une région rurale où cohabitent toutes les communautés qui vivent au Liban : chrétiens maronites, grecs catholiques, orthodoxes, musulmans chiites, sunnites et druzes. La partie Nord contraste avec le reste du pays par son climat semi désertique et rude : située à 1000 mètres d’altitude en moyenne, les étés y sont très chauds et les hivers rigoureux.
Cette région défavorisée située à l’Est du Liban était connue pour les cultures illicites (cannabis et pavot) qui y proliféraient pendant la guerre civile.
Celles-ci ont permis à une minorité de s’enrichir mais ont surtout plongé nombre de petits agriculteurs dans un statut de dépendance vis-à-vis de ces filières illégales de commercialisation, aujourd’hui démantelées.
Près de trente ans après la fin de la guerre civile, la région demeure l’une des plus déshéritées du Liban. Plusieurs programmes de développement financés par l’aide internationale y ont été déployés, notamment pour la promotion de cultures de substitution. Mais ces actions rencontrent un succès mitigé par manque de suivi et d’appropriation par les populations, et les besoins restent considérables.